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Armer policier, gendarmes et militaires 24 heures sur 24, une absurdité.



Le centre de réflexion sur l’insécurité, CRSI association loi 1901, nous fait penser à un des nombreux comités Théodule qui grèvent les finances de la France à coups de subventions sans jamais rien proposer de constructif.

Montrant sa méconnaissance de la réalité, son président, interviewé dans une émission de C dans l’air, propose une idée surprenante pour lutter contre l’insécurité : Que les policiers gendarmes et militaires conservent leurs armes de service sur leur temps de repos et en présence de leurs familles.

Cette idée dangereuse impliquerait les familles dans les risques liés à une intervention armée en les mettant en danger au quotidien. Un gendarme vit en caserne dans le milieu gendarmerie et lui consacre souvent 80 heures de service par semaine. Posons-nous la question de savoir ce qu’il lui restera comme temps de décompression s’il doit porter son arme 24 heures sur 24, 365 jours par an.

Les gens qui consacrent leur vie à la sécurité sont suffisamment sérieux pour s’impliquer s’ils sont témoins de faits graves mais leur imposer d’être armés en permanence dépasse l’entendement. Pourquoi ces militaires devraient-ils travailler bénévolement pour faire économiser encore et toujours sur le coût de la sécurité des français.

Très fréquemment un usage des armes en tenue et en service amène des enquêtes interminables pour savoir si le gendarme a bien respecté les textes. Comment imaginer qu’en présence de sa famille il ne puisse pas avoir un jugement déformé sur le droit d’utiliser son arme. Les policiers, les gendarmes et les militaires ne sont pas responsables de l’insécurité, c’est d’abord à la justice de se montrer ferme, si elle n’en a pas les moyens ce n’est pas aux militaires et fonctionnaires de police d’assumer ses carences.

Avant de se lancer dans des projets risqués pourquoi ne pas réformer le droit pénal en allégeant la procédure (notamment en finir avec les pages et les pages ne servant qu’à fournir des données administratives visant à alourdir chaque procédure). Sans enlever les gardes fous, mettre en place une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, donner de vrais prérogatives aux acteurs de vigipirate et mettre en place un système de peines fermes et applicables... Autant de réformes qui ne coûteraient pas des fortunes mais feraient gagner en efficacité les acteurs de la sécurité.

Si on fait une obligation de ce port d’arme, il est des endroits que les forces de l’ordre ne pourront plus fréquenter, piscines, salles de sport etc. Si cette mesure est facultative on trouvera vite une discrimination dans la notation selon que certains seront porteur ou non de leur arme hors service.

La proposition de ce président d’association n’est pas plus efficace que celle qui consiste à vouloir donner la gratuité des transports aux forces de l’ordre sous prétexte de faire plus de sécurité par leur présence. S’il doit y avoir gratuité c’est pour faciliter les déplacements des policiers, gendarmes et militaires, ils ont suffisamment d’esprit civique et de sens du dévouement pour intervenir contre la voyoucratie quand ils sont en mesure de le faire.

Il n’existe qu’une mesure efficace pour assurer la sécurité de nos concitoyens : Des effectifs suffisants. Il faut optimiser les budgets consacrés à la masse salariale. Il faut cesser d’utiliser comme variable d’ajustement la suppression de brigades et de postes de sous-officiers au contact des populations et obtenir ainsi des créations, en nombre exponentiel, de postes de généraux et d'officiers supérieurs dans les états-majors à commencer par celui de la direction de la Gendarmerie.

Nous fermons des commissariats, des escadrons de Gendarmerie, des brigades de Gendarmerie des casernes militaires et maintenant on voudrait faire travailler bénévolement les membres de forces de l’ordre, en présence de leurs familles.

Une autre source d’économie peut venir de la réduction des coûts exorbitants consacrés au fonctionnement de notre parlement, assemblée nationale et sénat il serait possible de dégager des crédits à consacrer à la sécurité des français. D’autres organismes pourraient subir un régime amaigrissant dans les ministères ou dans la réduction des crédits alloués à des comités Théodule.

Pour agrémenter cet article bien sombre d’une note d’humour, un retraité disait que la pétanque va être interdite aux forces de l’ordre et à l’armée de crainte des conséquences possibles si un joueur demande à un autre de « tirer ».

Nous sommes opposés à ce bénévolat sécuritaire


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