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"Un jour, je me ferai un bleu"



Le dimanche 27 novembre nous publiions un texte titré « La justice Française a-t-elle tué le Major RUSIG ? » Nous expliquions comment notre justice éculée par l’idéologie de la culture de l’excuse à l’endroit des multirécidivistes, permettait à ces individus de poursuivre librement leurs actes délictuels et criminels. Toujours au déficit de la sécurité de l’ensemble des citoyens et des forces de l’ordre en particulier. Les faits rapportés ces dernières heures ne font que confirmer la véracité de ce texte.

Si de nombreux magistrats côtoyant les forces de sécurité au quotidien savent appliquer une justice digne de la fonction, digne de la nation, il est une vérité ne souffrant d’aucune remise en question. Une partie, plus ou moins importante, de la magistrature est déconnectée des réalités du terrain, est déconnectée de la criminalité de notre ère. Elle applique sans sourciller ses dogmes idéologiques d’un autre temps...

Nous apprenons par voie de presse que le « suspect » qui a foncé sur le Major avait un casier judiciaire particulièrement étoffé, dans un laps de temps relativement court pour un homme âgé de 31 ans seulement. Il est fait mention de 48 infractions et délits sur les 15 dernières années, pour 24 condamnations.

Nous nous sommes entretenus avec un policier du commissariat de police de FOIX, nous confirmant plusieurs faits commis ces derniers mois. Celui-ci, avec ses collègues, connaissaient bien le Major RUSIG et les camarades de la BTA de TARASCON-SUR-ARIEGE. Ils ont tous été confrontés aux graves agissements du meurtrier "présumé" ces dernières années et aux décisions judiciaires à son encontre. Nous vous communiquons, avec son accord, son témoignage :

« L’individu était sorti de prison cet été. Vu les habitudes du personnage, il n’a pas tardé à de nouveau faire parler de lui. Mes collègues et moi-même l’avons très rapidement interpellé pour diverses infractions dont outrage et rébellion, menaces de mort et j’en passe... La date du jugement était prévue en novembre. Le mois dernier, au cours d’une énième garde à vue nous le présentons à la procureure. Nous pensions que la procureure demanderait à minima sa mise en détention provisoire le temps de son jugement. À la surprise générale, la magistrate déclare laisser encore une chance à l’individu au prétexte d’un contrat de travail (en un mois l’individu aurait travaillé 2 fois 4 heures). Cette dernière déclarant en présence de l’escorte qu’elle savait que cela ne plairait certainement pas aux forces de l’ordre. Se permettant de lancer un regard assassin sur un des policiers présent, qui sous la surprise, avait laissé échapper un soupir d’exaspération.

Les agissements de cet individu ne sont un secret pour personne, ces derniers temps, nous avons, à plusieurs reprises, transmis au parquet les propos prémonitoires de ce dernier, se targuant qu’un jour il se ferait un bleu !! »

Les collègues policiers du commissariat de FOIX sont partagés entre la douleur de la perte d’un camarade gendarme qu’ils appréciaient et la colère devant des décisions de justice dont on peut légitiment se demander, si elles ne sont pas une des causes principales de la perte de l’un des nôtres !

Nous avons aussi constaté sans aucune difficulté que cet individu possédait plusieurs comptes Facebook. Sur ces derniers, il n’hésite pas à publier depuis des années des statuts publics pour narguer, insulter et menacer les forces de l’ordre et la justice.

Des dizaines de policiers et gendarmes, des dizaines de victimes, des dizaines d’acteurs du monde judiciaire savaient qui était cet individu et la portée de son potentiel destructeur qui n’a cessé de s’accentuer ces dernières années et malgré cela, malgré les faits, malgré la loi, le pouvoir judiciaire l’a laissé tuer le Major RUSIG !

Nous avons aussi reçu les témoignages de camarades sur les circonstances du décès du Major. Si l’acte volontaire ne laisse peu de doutes, par respect pour la famille et les proches, par dignité, nous ne pouvons vous relater son déroulement. Nous avons une pensée toute particulière pour le camarade présent aux côtés de son commandant et ayant assisté à un acte dont même l’adjectif « épouvantable » ne peut qualifier les faits


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