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Les terroristes d’aujourd’hui, sont nos délinquants d’hier



Les réactions au terrorisme ne seraient-elles devenues qu’un vaste plan de communication visant à sauvegarder la popularité de nos dirigeants politiques ou à enrichir les actionnaires de chaines d’information en continu à coup d’audimat tronquée par des faux experts en sécurité sur le retour ? C’est par cette effroyable question, quelques trois années après le « premier » attentat de Charlie Hebdo et quelques heures après celui de Trèbes que nous pouvons nous demander si les gens qui nous gouvernent ont toujours les pieds sur terre. Parce qu’en définitive, le sketch des annonces intenables que nous entendons depuis janvier 2015 ne peut se justifier que par l’incompétence ou la manipulation, les deux étant souvent intimement liées.

Premièrement, et depuis Charlie Hebdo, nos dirigeants et leurs partenaires des médias n’ont eu de cesse de nous vendre ce fameux islamisme radical, cela s’est confirmé dans les actes de barbarie qui ont suivi, jusqu’aux événements de Trèbes. Si l’islamisme radical est effectivement la principale raison du passage à l’acte, il est toutefois très confortable pour l’exécutif de nous focaliser uniquement sur cet aspect de la réalité. La vraie question, la vraie réflexion, la vérité engage directement nos dirigeants et leurs prédécesseurs. L’islamisme a bon dos, il suffit de se rendre sur place quelques heures après les faits, de faire publier quelques tweets de soutien par son équipe de communication, de crier aux actes de guerres contre une population inconnue de l’ensemble des Français, dans des pays à des dizaines de milliers de kilomètres, de lâcher quelques bombes n’épargnant pas les populations civiles et de laisser crever nos oisillons en kaki pour revendiquer sa fermeté au service de la nation et gonfler la bourse des quelques IFOP, IPSOS BVA afin de prendre 2 ou 3 points dans les enquêtes d’opinion. Si les tueurs de masse sont les seuls responsables du sang versé, nos chers politiques depuis des décennies sont coupables de passivité, de mollesse, de médiocrité ! Quand un problème surgit, la méthode la plus intelligente pour en trouver la solution consiste à en déceler les causes. L’islamisme radical, selon nos gouvernants et nos centaines de spécialistes friands des plateaux de télé de chaines d’information en continu, serait la cause du problème... Conclusion un peu facile, car cela masque l’ampleur d’un phénomène installé au cœur même de notre société depuis des décennies. Posons-nous la question autrement, l’islamisme radical ne serait pas une cause, mais le résultat d’un problème bien plus profond ? A commencer par la paresse de notre système judiciaire, le tout canalisé par les ambitions politiques des uns et des autres depuis les années 80. Il apparaît, et c’est un fait non discutable, que la totalité des individus ayant commis des actes de barbarie sur notre sol est issue de la petite délinquance, puis d’une délinquance plus virulente, délictuelle et criminelle. Ils avaient tous de nombreuses mentions au casier judiciaire, 10, 20, 30 ou plus sur un laps de temps relativement court. Comme une grande majorité des délinquants de notre ère, ils n’ont que très peu connu les douceurs d’une cellule de prison. Quelques mois, voire quelques années à l’ombre, mais si peu en comparaison des faits reprochés, vols à main armée, diverses agressions violentes, trafics de stupéfiants, outrages en tout genre envers les forces de l’ordre et les magistrats, la liste est longue. Ce n’est pas dans l’idéologie de nos dirigeants de conclure systématiquement ces procédures par l’enfermement. La priorité dans notre pays, dans notre système judiciaire, est de trouver une solution alternative pour l’auteur d’un crime, et cette solution ne serait pas la prison. C’est vite oublier que la prison, avant de servir le criminel, avant d’être une sanction, est surtout une pratique visant à mettre en sécurité les citoyens, est de mettre hors circuit un individu dangereux pour autrui. Nous parlons beaucoup de sécurité ces derniers temps, la sécurité des honnêtes gens commence en éloignant d’eux, ceux qui sont dangereux. En étant laxiste, en étant modéré, en requérant des peines risibles comme 6 mois avec sursis pour des agressions physiques ayant entraîné une incapacité de travail on humilie le droit des victimes, on lance un appel aux truands. Aujourd’hui le jeu facile de la criminalité en vaut largement la chandelle. Faisons le constat d’un autre fait, ne souffrant lui aussi d’aucune remise en question. Il apparaît que ces individus sont tous issus d’un milieu social moyen voire défavorisé, où l’aide de l’état est légion, où le revenu du travail paye moins que nos organismes sociaux, où dès le plus jeune âge, les crimes et délits deviennent par facilité, le revenu principal pour qui n’aurait pas ou peu de morale. Sans généraliser, car ce n’est pas l’objet, il faut rester lucide avec l’ampleur du phénomène, il est fortement présent et pour les membres des forces de l’ordre que nous sommes nous ne pouvons que nous résoudre à constater qu’il concerne principalement des individus Français, d’origine étrangère et tout particulièrement d’origine maghrébine. Si le Maghreb ne peut se voir réduit à ce type de population car c’est une formidable région du monde, avec des peuples riches d’histoire et de cultures, si nos compatriotes d’origine maghrébines ne peuvent souffrir, de notre part, d’aucun jugement à caractère racial, religieux ou plus globalement idéologique, ne serait-ce que par le sang versé par nos anciens durant nos guerres, ne serait-ce que par les conditions indignes de travail auquel nos immigrés ont dû faire face, ne serait-ce, tout simplement, que pour l’amour que tous portent au drapeau, qui est aussi le leur. Nous ne pouvons éluder, malgré cette chape de plomb voyant de l’amalgame partout, la réalité de nos interventions, chaque jour. Ces dernières générations de Français, autrefois immigrés, qui n’ont rien vu, rien connu, rien subi ne connaissent que la facilité. La facilité d’avancer une religion car nous apprenons aux enfants musulmans dès le plus jeune âge qu’ils ont droit à un repas différent à la cantine car ils sont une « minorité » et qu’il ne faut pas faire « d’amalgame », alors que tout autre enfant d’une autre religion devra se priver si le repas ne lui convient pas, que ce soit par préceptes religieux, restrictions médicales ou même goût. La facilité dès le plus jeune âge de crier au racisme pour se dédouaner d’un fait répréhensible car on n’ose pas sanctionner cet individu déviant à cause de sa culture, de sa communauté ou des représailles dans le quartier. La facilité dès le plus jeune âge de crier au racisme dans les milieux sociaux et à la majorité dans les milieux professionnels pour justifier et se faire excuser de prioriser l’activité illégale de nuit plutôt que de se lever le matin pour travailler.

C’est tout cela, par lâcheté gouvernementale mais surtout désir électoral, que nos dirigeants ont instruit les enfants de nos immigrés d’hier. Ils ont posé les bases des justifications faciles, ils ont généralisé l’exigence de recevoir au mépris des contraintes et du devoir. Ces enfants, devenus grands, ont bien compris tout l’intérêt de jouer des dérives institutionnelles de notre pays. La religion n’étant devenue qu’un outil pour faire perdurer la facilité. Quand ce petit délinquant fainéant et arrogant d’hier part en Syrie se former au djihad, il ne fait que suivre le cursus d’une vie, une vie que nous avons, que nos dirigeants ont lâchement couvée pendant des décennies. Le contexte international et la très efficace communication en ce sens de nos « ennemis » lointains aidant, le cocktail ne peut être que détonant.

Et que fait notre gouvernement ? Notre gouvernement agite le chiffon de l’islam. Notre gouvernement nous détourne de ces fautes passées et présentes. Au lieu de redresser le cap, nous assistons depuis des années à un spectacle de Gérard Majax à l'échelle étatique. On nous sort des états d’urgence durant lesquels la France a eu à subir les pires troubles à l’ordre public depuis des décennies. On nous sort des renforts de gendarmes et policiers alors que dans le même temps on nous explique qu’il manque des dizaines de milliers de personnels... On nous sort des appels nationaux et solennels à une réserve opérationnelle déjà moribonde. Comment recruter, former et payer des nouveaux volontaires quand des groupements de Gendarmerie n’arrivent même pas à payer les réservistes déjà présents ? Quand certains réservistes sortent sur le terrain sans gilets pare-balles faute de moyens ? Sans vouloir amoindrir la volonté d’aider d’un bon nombre de réservistes de la Gendarmerie, avons-nous vraiment besoin de personnels en tenue au bord des routes ? Et le soutien pour rédiger les procédures ? Et le soutien pour le renseignement ? Et le soutien responsabilisé aux contraintes du quotidien tout simplement ?

Notre gouvernement, et les précédents depuis des décennies se moquent de nous. S’ils ne font pas preuve de lâcheté, ils ne font passer que leurs intérêts électoraux et personnels avant la France et les Français. Nos chaines d’informations en continu, au mépris d’un vrai travail d’investigation, de dignité journaliste, commercialise la médiocrité télévisuelle pour forcer l’audimat et ainsi gonfler le trésor publicitaire si cher à l’actionnariat… Dans ce combat de la sécurité ou les forces de l’ordre sont en première ligne il faut en finir avec les salamalecs et les intérêts politiques et financiers de chacun.

Nous sommes en France, on applique le droit, on protège à tous les niveaux nos concitoyens respectant les lois et on enferme les autres conformément aux crimes et délits commis, pas seulement en fonction de l’origine, de la religion et des idéaux éculés de nos bien-pensants.

En 2018, en France, ce n’est pas une religion le problème, mais l’idéal de quelques déconnectés de la réalité, et cet idéal finit par donner la mort ! Les coupables sont ceux qui nous « dirigent » et qui nous « informent » !


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