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Des élus font alliance avec les zadistes !



Le 10 septembre 2018, au lever du jour, sur réquisition du Préfet de Région Grand-Est, les gendarmes ont investi une zone à défendre à Kolbsheim. Les quelques dizaines d'opposants au projet de construction d'une autoroute (qui date de 1970), sont réveillés dès cinq heures. Après avoir battu le rappel des troupes habituelles d'élus, de militants et d'habitants, écologistes pour la plupart, tout ce beau monde prend position face aux forces de l'ordre. Les premières sommations réglementaires annoncées à haute et intelligible voix (certains journalistes les ont qualifiées de sommaires, comme si l'autorité civile pouvait improviser sur des textes légaux), ordre est donné à la troupe de pacifistes de quitter les lieux. Ils refusent de respecter les consignes (c'est devenu une habitude) et incendient des barricades érigées à la hâte. Pour faire bonne mesure, alors que les gendarmes avancent lentement, les gentils contestataires projettent des bouteilles en plastique remplies de substances diverses. Les premiers militaires reçoivent de la farine (des fois qu'il y ait des pâtissiers dans leurs rangs), des œufs manifestement pas frais (adieu l'omelette aux herbes exotiques), des matières fécales mélangées à des urines (ces clubs de vacances en pleine nature n'ont pas prévu de latrines ?), mais bien plus grave, des cocktails à base d'acide qui a pour effet dévastateur de provoquer des dégâts irréversibles sur les tenues d'intervention et des extincteurs dont la poudre a été remplacée par du goudron. Les gendarmes soumis à cette pluie de projectiles répliquent, conformément aux modalités réglementaires en lançant des engins lacrymogènes, ce qui pour a effet d'indisposer un certain nombre de personnes et de les repousser, en pleurs. Le face à face se transforme en déroute des opposants, sans brutalité ni violence de la part des gendarmes.

Mais, pour certains élus de la République, il n'est pas question d'abandonner si facilement le terrain et les idéologies. Une députée européenne feint l'évanouissement sous les yeux faussement courroucés d'un gaulois réfractaire du Larzac. Une maire crache, pleure et tombe à terre. Une militante crie qu'ils sont venus pacifiquement (comme le démontrent les clichés photographiques). Interrogée peu après, Karima Delli, députée européenne, dénoncera la violence insupportable des forces de l'ordre, en oubliant de signaler qu'elles n'ont fait que riposter à des jets de cocktails peu ragoûtants et dangereux. Elle s'est rapidement mise à l'abri dans le confort de son logement. Et pendant ce temps, les gendarmes demeurent dans la Zone à défendre pour faire respecter les décisions de justice, souillés, blessés, mais disciplinés.

Les uniformes dégradés seront jetés et remplacés, une fois les gendarmes rentrés dans leur résidence. Les insultes et les quolibets seront ravalés. Les images des pseudos violences des forces de l'ordre seront exposées au grand public, en supprimant au passage celles qui en sont à l'origine et dont elles ont été victimes.

En s'associant à ces Zones à Défendre, les élus légitiment les violences qui sont commises contre les gendarmes.

Ceux qui passent leurs journées à s'opposer par la violence aux décisions judiciaires sont, de fait, galvanisés par un renfort qu'ils n'espéraient plus.

Le choix de l'association Gendarmes et citoyens est clairement la défense des gendarmes et de la Gendarmerie Nationale. Il est de son devoir de dénoncer les exactions dont font l'objet, quasi systématiquement les membres des forces de l'ordre, simplement parce qu'ils accomplissent les missions pour lesquelles ils sont engagés. Les quelques personnalités locales, élues et en mal de célébrité médiatique, gagneraient en crédibilité à respecter les règles d'un état de droit.

Les gendarmes n'ont pas vocation à devenir le réceptacle de tous les mécontentements, surtout quand ils sont la conséquence d'un fondamentalisme qu'une minorité veut imposer à l'ensemble de la société. Ils garantissent la sécurité des citoyens. Ils méritent la considération et la reconnaissance des français, les élus en tête.


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