Arbitrage du ministère de l’Intérieur : CRS = un / Gendarmerie = zéro

Nous avions évoqué la multiplication des cas d’épidémies dans les compagnies républicaines de sécurité. Il semblerait qu’un vaccin ait été trouvé avec une augmentation de l’indemnité journalière d’absence temporaire et une réduction de l’activité sur Paris. La lecture de la presse nous amène à faire quelques observations ; On nous a annoncé un remontage de bretelles des CRS par le directeur général de la police nationale qui a fait un rappel sur des méthodes « qui ne se font pas ». Il semble que cette intervention n’ait pas suffi et c’est carrément le ministre de l’Intérieur qui a du intervenir pour faire tomber la fièvre en annonçant une revalorisation substantielle de l’IJAT. En gendarmerie, nous avons apprécié à sa juste valeur (zéro pointé) la réflexion d’un représentant syndical qui voudrait exclure que l’augmentation de cette indemnité puisse profiter aux gendarmes qui sont logés gratuitement au titre de la disponibilité opérationnelle. Le ministre de l’Intérieur ne faisant pas dans la demi-mesure a annoncé également la réorganisation du dispositif vigipirate à Paris avec une réduction importante de l’engagement des CRS dont les renforts sont réduits de moitié. Comme le ministre de l’Intérieur a fait savoir que le plan vigipirate ne sera pas allégé pour autant et même que le préfet disposera de 200 hommes en plus, devinez qui va combler le dispositif ? Les gendarmes mobiles bien sûr ! Ne parlons pas de ces pauvres militaires qui donnent également sans compter. Résumons : Les gendarmes, déjà bien engagés, vont devoir remplacer les CRS pour protéger les parisiens dont les élus envisagent d’expulser les gendarmes des deux casernes (Exelmans et Minimes » qu’ils occupent encore à Paris. Les gendarmes ont des logements (parfois des taudis) gratuits pour être disponibles et remplacer sur le terrain leurs camarades policiers qui sont trop fragiles. Il est à craindre que si les gendarmes rencontrent des problèmes de santé liés à leurs conditions d’emploi ça ne sera pas à coups de certificats médicaux de complaisance. Les grands responsables de l'institution ne manquent pas de faire valoir l’éthique chez les gendarmes qui donnent sans compter mais il arrive un moment ou « trop c’est trop »

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