Gendarme avant d’être père (suite et fin).


C’est ce qu’avaient voulu imposer le commandant de la compagnie de Gien (45) et un magistrat de Montargis (45) à un gendarme qui a choisi de démissionner plutôt que mettre en danger ses enfants. Ces « autorités » exigeaient, contre les avis médicaux, qu’ils soient remis à leurs grands-parents paternels qui avaient engagé une procédure contre leur propre fils. Aujourd’hui les parents nous demandent de transmettre leurs remerciements à tous ceux qui se sont impliqués pour les soutenir dans le combat qu’ils ont fini par gagner non sans dégâts pour leur famille.

Mesdames Messieurs,

Suite à l’épisode malheureux que nous avons subi et qui nous a amenés à quitter la grande institution qu'est la gendarmerie, nous avons pu constater un énorme soutien de la part des personnels de l'Association Gendarmes et Citoyens, ainsi que des nombreuses personnes qui ont commenté la parution de l'article nous concernant.

Nous tenons à remercier l’équipe d’AG&C sans qui cet élan de soutien n'aurait jamais eu lieu, ainsi que toutes les personnes qui nous ont appuyés de près ou de loin. Les témoignages de sympathie, les très nombreux partages (nous devons bien l'avouer, nous ne nous attendions pas à autant de vues ou de partages !) nous ont profondément touchés. Nous espérerions être uniques dans cette situation mais nous savons que ce n'est malheureusement pas le cas. Nous avons une pensée pour ces personnes, il ne faut pas lâcher, la traversée est longue et difficile mais elle a une fin. A ce jour, nous y sommes, la réception du non-appel de la décision de justice de la partie adverse met un point final à cette histoire.

Ce combat nous a transformés. Une partie de nous est restée dans cette bataille mais nous en sortons plus forts. Nos enfants s'en sont sortis sans trop de séquelles à ce jour. Notre fils, âgé aujourd'hui de 4 ans, ne se souvient plus de ces personnes qui l'ont fait pleurer. Notre fille de 8 ans actuellement, nous pose encore la question de temps en temps, à savoir s’ils venaient par surprise, auraient ils le droit de la prendre même si elle ne le veut pas ? Nous la rassurons tant que nous pouvons. "Ça y est, tu peux dormir sur tes deux oreilles, tu ne risques plus rien."

Heureusement, les souvenirs douloureux s estompent. Le temps fera son office. Nos enfants s épanouiront comme tout enfant devrait le faire, dans la sérénité.

Nous voilà partis de la région Centre, pour reconstruire nos vies tant personnelles que professionnelles. Nous sommes maintenant épanouis émotionnellement.

Merci encore à tous de votre soutien.

Laurent et Valérie.

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