Loi bafouée dans la Somme.


Alors que la famille et la communauté Gendarmerie veille le corps de notre camarade Pruvot abattu le 25 août, à Roye (80) en attendant de lui rendre l’hommage qu’il mérite, nous sommes témoins d’une manifestation qui défie l’entendement dans ses motivations et dans les suites qui lui sont apportées.

Trois jours après la fusillade qui a fait quatre morts et deux blessés, des tziganes (gentiment baptisés gens du voyage) décident de prendre en otages un grand nombre d’usagers de la route composé de travailleurs, citoyens rentrant de vacances et touristes de divers pays. Pour ce faire une soixantaine de tziganes coupent l’autoroute A1 dans les deux sens en allumant et entretenant des brasiers à l’aide de paille, pneus, palettes et arbres abattus, provoquant des dégâts relativement importants. D’autres foyers sont allumés dans les environs.

Les motivations sont simples, ils exigent qu’un de leurs congénères, emprisonné pour plusieurs années, puissent bénéficier d’une permission de sortir, escorté, afin d’assister aux obsèques de son père victime de la fusillade du 25 août. Personne n’évoquant d’autres recours que cette violence il faut supposer que rien n’a été fait pour utiliser d’abord des voies légales.

Sous prétexte d’éviter un effet boule de neige, la préfecture choisi de laisser la situation en mode dégradé, avec un dialogue de sourd, en attendant la décision de justice. Des touristes se perdent dans la campagne suite à un système de déviations inefficace.

La situation est débloquée le 29 août après que les manifestants aient obtenu satisfaction. Un exemple de faiblesse déplorable donné aux membres de cette communauté.

Quels enseignements tirer de cette manifestation ? Du côté des forces de l’ordre trois sentiments principaux nous sont remontés : Honte, colère et écœurement, inutile de développer davantage.

Chez les tziganes il est évident que la force prévaut sur le droit. Certains « bobos » diront que ce n’est qu’une minorité dans la minorité qui use de la force. FAUX ! Nous voyons régulièrement dans la presse des groupes de « gens du voyage », de plus en plus nombreux, qui s’affranchissent des règles et utilisent les terrains d’autrui en force et sans autorisation sur tout le territoire national. Dans la majorité des cas au lieu de procéder à des évacuations les responsables choisissent la palabre duquel les membres de ces « minorités ethniques non sédentarisées » sortent le plus souvent vainqueurs.

Il semblerait que dans la Somme, les autorités du ministère de l’Intérieur sont plus efficaces lorsqu’il s’agit de sanctionner sévèrement un éleveur dont le cheptel est trop important que de s’opposer à la violence d’un petit groupe de marginaux qui méprisent la loi.

Bel exemple de laxisme qui ne manquera pas d’être suivi dans le milieu des nomades mais aussi dans certaines cités particulièrement chaudes ou les forces de l’ordre sont agressées régulièrement.

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