Annonces gouvernementales contre les violences faites aux forces de l’ordre.


Comme cela a été convenu en haut lieu entre quelques syndicats et le ministère, une journée « grève du zèle » pour catalyser les émotions de la base a eu lieu, permettant au premier ministre de jouer les pompiers en annonçant des « avancées ». Ce "jeu" d’enfant, maintes fois répété pourrait être drôle s'il n’était pas question de l’intégrité physique et morale et de la vie des forces de sécurité (policiers, gendarmes, pompiers...). A chaque fois, nous assistons à l’épanchement syndical sur le quotidien de la base, nous permettant d’espérer des avancées... Il n’en est rien ! Ces derniers offrent au ministre un plan communication clé en main pour annoncer tout et n’importe-quoi... Une campagne de publicité commune jouant des émotions de ceux qui souffrent au quotidien.

Le décor est planté ! Les nouvelles mesures ?

C’est aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale que notre premier ministre, Manuel VALLS, n'ayons pas peur des mots, s'est moqué de nous. C’est avec tout le sérieux et la gravité qu’on lui connaît, qu'il annonce, solennellement, que les délinquants, les criminels, commettant des attentats sur les forces de l’ordre peuvent librement continuer à le faire ! Le gouvernement débloque des fonds pour équiper les policiers des zones sensibles de tenues ignifugées, de véhicules renforcés contre le caillassage... Si de l’équipement supplémentaire est toujours le bienvenu, il est tout de même inquiétant que notre gouvernement ne prenne toujours pas la mesure de la criminalité qui nous entoure. Nous allons vous équiper comme des pompiers, faute de traiter les délinquants en amont avec une justice adaptée à notre époque et aux faits. Nous vous expliquons comment « survivre » au problème, a défaut de le résoudre. L’usage de caméras mobiles serait à l’étude, nous voyons chaque jour l’efficacité du dispositif. Filmer des hordes sauvages encagoulées n’empêche ni les affrontements, ni les blessés graves. La France est en état d’urgence, elle a subi depuis son application les pires troubles sur le territoire de la Ve République, et notre premier ministre va nous envoyer des tenues de pompiers... Les casquettes seront-elles équipées de visières ignifugées ? Et enfin, on nous annonce la rénovation de quelques commissariats comme c’était déjà prévu, dans quelques mois. Sans doute les mêmes commissariats qui devaient déjà être rénovés lors du précédent rassemblement, sans doute les mêmes que depuis des décennies... Ce n’est pas avec une augmentation de 15 % du budget immobilier que nous allons rattraper les milliards économisés sur le dos des policiers et gendarmes depuis des décennies, au mépris de la sécurité des Français. Ceci n’est qu’une annonce de circonstance et démontre le mépris de ce pouvoir et des précédents à l’endroit des forces de sécurité !

Changeons de décor ! Les vraies mesures ?

Monsieur le premier ministre, une politique judiciaire à la hauteur de l’enjeu ! Plus de remises de peines pour les violences commises envers les forces de sécurité. Une mise en détention obligatoire sans possibilité d’un aménagement de peine. Ne rigolons plus avec les « petits » dérapages. Insulter, refuser d’obtempérer à un policier ou un gendarme sont des faits graves qui doivent paraître sur le casier judiciaire, au moins pour quelques années ! Permettre à la justice de se réunir pour sanctionner le magistrat ayant laissé en liberté un individu avec moultes mentions de violences au casier judiciaire et en état de récidive. Lancer un plan Marshall des prisons, si nous pouvons emprunter 700 millions d’euros pour sauver 400 emplois chez Alstom à court terme, nous pouvons emprunter sur l’avenir de la sécurité des Français. La construction de dizaines de milliers de places de prisons favorisait l’économie.

Monsieur le premier ministre, quand on se gargarise d’avoir créé 60 000 postes dans l’enseignement il est ridicule de pavaner pour quelques milliers dans les forces de l’ordre. Ce chiffre à d'ailleurs été démenti par la cour des comptes, qui affirme qu'il a été supprimé 850 postes depuis 2012. Quel intérêt d’avoir des enseignants si les enfants, les adolescents priorisent l’activité de la cité au lieu de travailler à l’école ? Il ne suffit pas de mettre du "bleu" sur la chaussée avec des dizaines de milliers de réservistes pour que les procédures avancent, il faut du personnel de carrière en nombre, formé et considéré. La reconnaissance envers les forces de l’ordre commence en mettant sur le terrain le nombre adéquat de personnel, permettant à chacun de prendre ses temps de récupération. Nous sommes en guerre dites-vous, en état d’urgence, nous avons une police avec des ambitions d’américains et des moyens de roumains !

Monsieur le premier ministre, respecter le travail des forces n’est pas s’émouvoir ou qualifier comme l'a fait votre ministre de l’intérieur ceux qui commettent des attentats sur les forces de l’ordre de « sauvageons ». C’est requalifier dignement leurs fonctions en commençant par l’usage des armes. Si des garde-fous doivent rester en place il n’est pas raisonnable dans l’état d’insécurité de notre pays que le policier et le gendarme agressés doivent, dans le feu de l’action, éplucher le code pénal avant de sauver sa vie ou celle de son collègue. Quand on est assailli, quand on est en danger de mort, quand le citoyen est en danger de mort, quand son collègue est en train de brûler vif, la seule question qui doit traverser l'esprit du policer ou du gendarme est l’endroit dans lequel il peut loger la munition pour faire le moins de dégât possible. Faire usage de son arme n’est pas une chose facile, le policier ou le gendarme est formé pour cela, c’est sa profession, il peut le faire en une seconde ! Nous sommes loin des heures et des jours de tergiversations des magistrats pour décider si c’était adapté ou non ! Dans la sécurité, l’attente tue, enlève des pères de famille, des filles, des amis... et contribue, comme depuis des décennies avec votre concours, à pérenniser des zones de non-droit et cristalliser le sentiment de toute puissance de nos délinquants terroristes.

Monsieur le premier ministre, comment se fait-il que Monsieur URVOAS, votre ministre de la Justice soit aux abonnés absents depuis son emménagement place Vendôme ? Lui qui était pourtant depuis des années, si prompt à écumer les commissions sur la sécurité et les forces de l’ordre en général ? Est-il lui aussi victime d’Alzheimer, aurait-il lui aussi oublié son parcours professionnel pavé de bonnes idées et de belles promesses ? Ou serait-ce les ors de la République qui lui éblouissent les yeux ?

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