Collobrières, neuf ans après, le traumatisme est toujours là !



L’actualité du Président de la République à quelques jours du terrible anniversaire de l’assassinat de Audrey Bertaut et Alicia Champlon, à Collobrières (Var), laisse encore un goût amer de profonde injustice. Le « gifleur » de président a été condamné à 18 mois de prison, dont 4 mois ferme.

Pour avoir passé à tabac sa mère, le tueur de gendarmes, quelques jours avant sa mortelle expédition, a écopé de 15 mois de prison avec sursis, alors qu’il était multirécidiviste. Ce deux poids deux mesures, insupportable pour les familles et les proches des victimes illustre à lui tout seul, l’indulgence qui s’empare de certains magistrats quand il s’agit de sanctionner sévèrement des délinquants.


Le 17 juin, cela fera 9 ans, que deux jeunes femmes, gradées de Gendarmerie, dont le sens du devoir et de protection des Français fait honneur à toute une Institution, ont perdu la vie, simplement parce que c’était leur engagement.

Leur sourire, leur gentillesse, l’humanité qui les animait et leur présence manquent à ceux qui les ont connues et aimées. J’en fais partie et il ne passe pas une journée sans que le visage de l’une ou l’autre ne réveille avec nostalgie des souvenirs communs.


Pour les familles et les amis, leur image est intacte. Les oublier constituerait une seconde épreuve et c'est pour cela que nous n’oublions pas, je n’oublie pas, jamais !


Le capitaine (H) Jean-François Charrat

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