Fort Alamo de Villeurbanne


Le casernement implanté à Villeurbanne a été construit sous le mandat de Maire de Charles Hernu. La brigade a fermé dans les années 2000 et le GOS69 a occupé les bureaux jusqu'en 2015. Il s'agit d'une caserne domaniale.


L'enceinte est située dans le quartier des Buers, en zone police et ZSP, un des quartiers sensibles Lyonnais.


Un gros point de vente de stupéfiants est situé à 100m de la caserne. Des faits divers s’y déroulent régulièrement (règlements de compte à la kalachnikov dans la rue attenante à l'immeuble, rodéos de motos sans casque dans l'avenue, concours de drift dans le rond-point voisin, véhicule incendié sous les fenêtres, intervention du RAID dans l'immeuble vis à vis, etc.)


La caserne n'héberge plus d'unité depuis 2015. Seuls 12 logements sont encore occupés par des gendarmes ET LEUR FAMILLE !


Un blason « région » et d’anciennes enseignes, identifient clairement l'immeuble comme une gendarmerie. Les allers et retours de véhicules de service finissent de lever les doutes à l’égard du voisinage qui nous interpelle dans la rue régulièrement.


La gestion a été transférée maintes fois à divers échelons (compagnie, groupement, région), avec pour conséquence une absence de suivi des désordres sur le long terme. L’immeuble est dans un état déplorable, tant sur le plan de l’hygiène que de la sécurité.


Nombreuses ont été les promesses d’amélioration. Pour n’en citer que quelques-unes :


· Un major avait déclaré venir avec ses cordes d'escalade pour remettre le chapeau de la VMC sur le toit,

· la mairie s’était engagée à tailler les arbres, mais les employés ne sont jamais venus,

· Un officier devait venir couper le platane de 1 mètre de circonférence avec sa hache (véridique !), et finalement, quelques occupants se sont débrouillés avec la tronçonneuse du copain et un incendie de tronc a fait le reste.

Des « travaux » de sécurisation ont été effectués sans réelle étude, pour remplacer une serrure à clef par un pass vigik sur un portillon qui s’enjambe et qui d'ailleurs ne se verrouille qu’une fois sur deux.


Les portes d'accès vitrées s'ouvrent d'un coup d'épaule (quand on connaît la complexité pour arriver à pénétrer un immeuble des Minguettes lors des interpellations domiciliaires, no comment.)

Le summum a été atteint lorsque, après de multiples pannes du portail électrique d'accès des véhicules (vieux de 30 ans), 5 vélos et le véhicule d'un gendarme stationné dans l'enceinte ont été dérobés !

D’ailleurs, un véhicule signalé volé avait déjà été découvert sur le même parking quelques années auparavant. Les voleurs avaient été interpellés alors qu’ils venaient le récupérer.

De vieilles barrières de chantier servent de clôture à l'arrière de la caserne et un immeuble très récemment construit touche le mur du bâtiment au point qu'en enjambant le balcon, le voisin peut entrer dans la chambre du gendarme !


A l'insécurité s'ajoute l’insalubrité. De multiples fuites d'eau et des dégradations électriques, ont été maintes fois constatées et consignées. Les rats ont trouvé un hébergement de qualité et la chaudière sur-consommatrice tombe en panne à chaque redémarrage.

L'ascenseur d'un autre âge est en panne depuis le mois de juin 2019. Depuis longtemps, un dysfonctionnement stoppait l’appareil entre deux étages. L’astuce était de disjoncter les fusibles dans l’armoire électrique générale pour remettre à zéro l’électronique de 1985.

L’argument avancé par les services spécialisés reste le même depuis une dizaine d’années. Il n’y a pas de crédit ou mieux : “je viens d'arriver, on m'a confié le dossier et je découvre. On a fait un message, on fait remonter”.

J'ai emménagé il y a 7 ans, le seul changement que l’on a constaté est la disparition du campement de Roms qui jouxtait le grillage.


Les gendarmes résidents ont fait preuve d'abnégation longtemps, se sont cotisés pour acheter les ampoules des communs, ont repeint le portail de la façade et taillé les arbres avec leur tronçonneuse, mais à ce jour, voyant que de nouveaux militaires seront logés cet été dans cette emprise, ne peuvent plus accepter de telles conditions d’hébergement.


Il est inconcevable que de tels désordres signalés à de nombreuses reprises, mettent en péril la santé et la sécurité des occupants de ces logements concédés et persistent sans qu’on n’y apporte de réelles solutions. Gendarmes et citoyens réclame des mesures de relogement des douze familles concernées, sous un délai de deux mois.

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