Un Marseillais à Paris !


Dimanche 3 avril 2022, l’adjudant-chef Emmanuel GUIBAL, membre du conseil d’administration de APNM Gendarmes et Citoyens depuis de nombreuses années, accompagné de son épouse, s’est rendu à Paris pour le Marathon, réputé pour sa difficulté. « Manu » est un jeune cinquantenaire né sous la bienveillance de Notre Dame de la Garde. Engagé dans l’Armée de Terre dès l’âge de 16 ans, il a ensuite rejoint les rangs de la Gendarmerie pour servir dans le Corps de Soutien Technique et Administratif.


Un marathon reste un engagement physique et mental forts. Nous savons que tu aimes te « bouger » à l’instar de ton implication dans la concertation de la Gendarmerie, mais de là à monter à la capitale pour le Marathon de Paris… Pourquoi ce choix ?


Ma femme et moi, pour nos 50 ans, nous nous sommes lancé le défi après quelques plaisirs locaux de course à pied, de faire le Marathon de Paris. Une épreuve, un engagement, une occasion de se dépasser et de vivre une expérience de vie, une expérience ensemble. C’est notre premier marathon et nous débarquions sans prétention. Le terminer serait déjà une victoire, peu importe le chrono !


Tu rentrais d’un déplacement Outre-Mer, n’était-ce pas trop contraignant ?

Je suis rentré début février 2022 de trois mois de mission en Nouvelle-Calédonie. Je dois admettre que pendant cet engagement professionnel l’entraînement a été plutôt laissé de côté. Il aura fallu deux mois de préparation physique et mentale pour espérer pouvoir nous positionner sur la ligne de départ. Une session de course à pied tous les deux jours après le service, parfois près de 3 heures. Et évidemment une alimentation très surveillée. À 50 ans il faut faire attention (rire). Bref, un plan d’entraînement que nous avons suivi à la lettre.


La course à pied est une activité physique très fréquente dans notre institution. Néanmoins entreprendre un marathon sans être un sportif de tous les jours est un véritable défi. Comment se prépare-t-on et comment l’as-tu vécu ?


Les deux derniers mois ont été intensifs entre le service, la vie de famille et les engagements divers, mais on s’adapte et on fonce ! La veille du départ on récupère son dossard et c’est là qu’on sent vraiment la pression qui commence à monter. On se pose des questions, qu’est-ce que je fais là ? 42 bornes c’est long en courant. Vais-je tenir physiquement ? Finalement, le jour J, on rentre dans le sas de départ, durant la phase d’attente petite sensation de fraicheur avec un petit vent... Et puis le compte à rebours et TOP DEPART. C’est parti et là, la capitale, sans circulation, est à nous !


Comment s’est déroulée ta course ?


Un vrai plaisir et j’oserai le clin d’œil, Paris est magique ! C’est une expérience personnelle extraordinaire et le cadre est fantastique. Jusqu’au 28ème kilomètre tout allait bien et puis d’un coup, jambes de bois, le mur... C’est dans ces moments que l’on comprend que c’est le moral, le psychologique, qui prend le relais. Et puis finalement passé les trente kilomètres c’est reparti jusqu’à la ligne d’arrivée !


Terminer le Marathon de Paris n’est pas rien. Comment as-tu vécu cette expérience ?


Les derniers 200 mètres c’est quelque chose. Le public très nombreux nous porte avec ses applaudissements, en tapant sur les panneaux publicitaires. C’est une émotion très intense ! La ligne est franchie avec les larmes aux yeux. J’ai réussi ! Comme plus de 40 000 autres participants qui sont pour la plupart comme moi, des inconnus. On récupère ensuite avec fierté la médaille et le tee-shirt de finisher. La première question étrange qui m’a traversé l’esprit « Dans quelle ville le prochain ? ». Je tiens à remercier tous les organisateurs et petites mains qui ont œuvré pour gérer cet événement dans une ville magnifique et privatisée. Un grand merci aux membres du conseil d’administration pour la motivation mentale. Je ne peux conclure sans oublier mon club « Le lièvre et la tortue » de Roquefort la Bédoule pour toutes les préparations physiques et mon épouse pour son soutien ! J’ai couru en 5h20. Ce n’est pas un record mais c’est un record personnel fait de défis, d’entraides, de relations. Un record humain !





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